Je n'écrirai pas mes mémoires

le COVID est passé par là!

Beaucoup de gens me demandent d’écrire mes mémoires! Cela ne correspond qu’à un critère assez misérable.

Je suis parti de rien et je suis arrivé à quelque chose. Pour ces gens qui regardent la télévision et ceux qui s'ennuient ou ne font rien de leur vie , il semble que je coche toute les cases de leur félicité. D’où l’idée fixe : il faut que j’écrive mes mémoires! Pour qu'ils s'en inspirent !

Hélas, pour cette petite société qui attend des révélations croustillantes comme on attend le résultat du loto, cela n’est pas d’actualité. Ce que j’ai fait, ce qui m’est arrivé, n'est pour les autres d’aucune utilité. Ils ne referont pas mon parcours ni mon passé. C’est pourquoi les mémoires, en général et pour tous, comme outil du futur, ne sont d’aucune utilité.

En fait ce qui est utile ce serait les mémoires du futur et non du passé.

Compte-tenu de l’ambiance actuelle avec la pandémie, la seule source d’information et de préoccupation, je peux déjà écrire celles-ci. Tous les films et les livres (les éditeurs avec) des cinq prochaines années vont être dramatiquement nuls. La nouvelle vague des jeunes metteurs en scène (la classe 40/50 ans) sera ringarde à mourir car ils vont tous se prendre pour des héros.

Comment oseront-ils ? Ils oseront.

Pour moi il suffit de comparer la situation actuelle à celle de 1914/1918 ou 1939/1945 pour comprendre que nos politiciens actuels ont perdu tout sens de la mesure.

Oui, nos futurs héros auront survécu à la guerre du COVID, ce qui est une évidence puisqu’ils seront vivants mais, pour remettre les pendules à l’heure, regardons les chiffres.

Verdun - un champ misérable : 300 000 morts et 400 000 blessés. 300 jours et 1 200 morts au kilomètre carré.

Stalingrad - 800 000 Russes morts et 400 000 Allemands morts aussi, soit 1 200 000 personnes. On ne compte pas les estropiés à vie. Cette bataille fut la clé de la seconde guerre mondiale mais qui parmi les Macronistes et Johnsoniens, les Trumpistes et les Bidenistes, le sait encore?

Aujourd’hui les chiffres annoncent que 1 292 636 personnes sont mortes du virus C0VID 19, sur la planète - source SCMP. Demain un peu plus, etc.

Dans les années 1940 nous étions 2 249 millions. Malgré la boucherie de Stalingrad et le reste, nous étions encore 2 510 millions en 1950.

C’était dans notre petite monde une augmentation de plus de 250 millions d'individus. Cela montre que la seconde guerre, malgré la destruction de vies humaines en quantité astronomique, n’eut aucune influence sur l’espèce, la première non plus.

Aujourd’hui on fait croire à toutes les générations nées vers les années 1980, cela inclut les Macronistes (Macron est né en 1977), que le monde est en péril à cause d’un virus qui tuerait à vue, avec ou sans masque.

Sérieusement, qui peut le croire ? Sa létalité est ridiculement basse (sans doute inférieure à 0,5%). Parlons de la tuberculose qui fait un retour, par exemple. Ou bien de la malaria, qui elle aussi fait un retour, et de tas d'autres choses qui n'arrivent qu'aux autres mais une seule fois.

En fait personne n’est d’accord d’un pays à l’autre sur le chiffre de létalité de ce virus. Pas un Pasteur moderne ne vient nous éclairer. Aucune donnée ne vient corroborer le discours. Cela revient seulement à nous dire que nous n'avons pas assez de lits de réanimation, ici ou ailleurs. La particularité de ces lits est d'être toujours aux mauvais endroits. Sauf en Asie!

Est-ce important ?

La vraie question est de savoir s'il est possible de vivre sans risque. Même la naissance est un risque. Si on pense à sa famille et ceux qu'on aime, que dire ? A-t-on des statistiques du nombre de deuils inattendus dans une famille, pour une raison ou une autre ? Non.

Alors qu'on essaie de nous angoisser à l'idée qu'un proche pourrait attraper le COVID, personne ne pense que l'oncle Eugène fera son infarctus, programmé par ses habitudes, sa médication, son diabète et son destin.

Six millions d'oncles Eugène meurent ainsi (il faut bien mourir de quelque chose) chaque année sans l'aide de ce virus.

La première cause de départ de cette planète reste le cancer sous une forme ou une autre. La deuxième ce bon vieux AVC, la troisième Alzheimer, ce qui veut dire trop vieux pour les neurones. Oublions les accidents, les guerres, les bombes, les terroristes et le voisin jaloux. Ils viennent fausser les courbes des laboratoires.

Notons aussi que depuis janvier 2020 plus de 690 000 personnes se sont suicidées en dix mois. On n'en parle pas. C'est tabou. Curieusement au reste cela se passe plus dans les pays baltiques que dans les pays pauvres. Peut-être aurions-nous pu sauver tous ces Baltes en les rendant moins malheureux.

Mourir est la chose la plus facile du monde. Cela ne prend qu’un instant.

Devons-nous dire à nos dirigeants qu’il y a environ 147 millions de naissance par an sur la planète et que la moyenne d'âge en Afrique est de 22 ans?

C’est bien entendu beaucoup trop et à l’ère de la pilule incompréhensible. Alors il faut bien mourir car nous sommes plus de 7 milliards.

Or donc, depuis que l’on tient des statistiques à propos du virus, lesquelles sont sans doute approximatives (le gouvernement britannique a annoncé que tous les chiffres étaient faux, c’est-à-dire victimes d’un logiciel foireux), nous avons à aujourd’hui enregistré 1 300 000 morts en dix mois ! (Je me répète car on a déjà oublié le chiffre et le temps d'écrire ce papier, les choses ont changé).

Grand Dieu, c'est beaucoup. Mais si je pense au 120 millions de naissance et plus (280 à la minute, donc dix minutes pour écrire, et nous sommes déjà 2 800 de plus) qui ont eu lieu pendant cette période, que dire, que faire ?

Si globalement pour un mort du COVID il y a cent naissances, à quoi servent les gesticulations de tous les politiciens occidentaux ? A quoi servent les privations de liberté de gens qui, pour certains, mourront dans l'année d'AVC, d'accidents, de maladies ou de vieillesse et pour qui c'était "la dernière année" ? Qui y pense ?

Pourquoi fermer les restaurants et les bistros ? Pourquoi sous prétexte de sauver des vies nous réduit-on à "métro-boulot-dodo" ? Est-ce cela vivre ?

C’est pour ça que je ne vais pas écrire mes mémoires.

Je sais déjà que les héros de demain seront des imposteurs, les chiffres faux et sans importance réelle, que les films héroïques de cette période seront pathétiques et que les débats sur cette génération ayant survécu au COVID seront sans intérêt et indécents

Serge Berthier

Le billet d'humeur - 14/11/2020

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