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Serge (Charles) Berthier est né le 18 décembre 1948 à Dijon (France). Il est résident permanent à Hong Kong depuis 1984.

En1954, sa mère ayant fui le domicile conjugal à Dijon , il se retrouve en internat au pensionnat Saint-Gilles à Moulins. A six ans, il est le plus jeune pensionnaire de l'établissement édifié en 1853 par les Salésiens de Don Bosco avec qui il passe toute son enfance, sans jamais revoir son père, sa mère ne faisant que d'épisodiques apparitions.

Devenu boursier d'état par concours en 1959, il est obligé de quitter le pensionnat Saint-Gilles car c'est un établissement religieux privé. Sa grand-mère maternelle organise alors son inscription pour l'année scolaire suivante à l'internat du lycée Jean-Baptiste Say à Paris (XVIe), le proviseur étant un ami de la famille de longue date.

Serge(Charles) Berthier reste en internat jusqu'à son baccalauréat. Il s'inscrit ensuite à la Faculté de Droit et Sciences Economiques de la rue d'Assas à Paris (rebaptisée Paris V après les événements de mai 1968) tout en poursuivant des études de musique et guitare classique à l'Académie de Guitare de Paris. Il y obtient un diplôme de professeur et donne des récitals à Paris et en province.

Ayant passé un DEUG de droit, une license en droit et enfin une maîtrise en sciences économiques (1971), Serge (Charles) Berthier est accepté par équivalence en deuxième année de l'Institut des Sciences Politiques de Paris (Sciences Po). Il en est exclu un an plus tard, sans doute pour les mêmes raisons que la suppression de son sursis militaire un an plus tard. Il ne peut donc passer son diplôme alors délivré à la fin de la troisième année ni finir son doctorat en sciences économiques à Paris Panthéon car il est sommé de rejoindre l'armée en avril 1973.

Il découvrira plus tard alors qu'il a déjà quitté la France qu'il avait été victime d'une méprise administrative, un homonyme (il y en a cinq en France à cette époque) ayant été fiché par les services spéciaux comme membre d'une association "gauchiste" radicale. Sa bourse d'études lui est immédiatement retirée.

Etant diplômé universitaire, il se porte volontaire pour le service national actif (VSNA) pour ne pas aller en caserne. Le Ministère des Armées le met alors pour dix-huit mois à la disposition du Ministère des Transports du gouvernement algérien (1973-1974). Ce dernier l'emploie comme administrateur civil au sein du Bureau d'études du ministère, son salaire étant payé par le gouvernement français.

A la fin de cette mise à disposition, le Ministre Algérien des Transports, Rabah Bitat, lui propose de prendre la direction du Bureau d'éudes des transports terrestres et lui offre un contrat de consultant d'une durée de trois ans avec pour mission de réformer les ports algériens et de réorganiser la Société Nationale des Chemins de Fer. Mais deux ans plus tard (1977), la vie du ministère est bouleversée par la nouvelle que Houari Boumédienne, le chef de la junte, souffre d'un cancer rare et incurable. La junte militaire au pouvoir organise sa succession de son vivant, Rabat Bitat ayant été proposé comme successeur. Pour cela il lui faut devenir président de l'Assemblée Nationale avant la mort du président et abandonner son ministère. Il est "élu" le 5 mars 1977 président de l'assemblée nationale, le secrétaire général du ministère l'ayant annoncé à Serge Berthier en février 1977. Houari Boumédienne est en fait déjà incapable d'assumer des fonctions et est dans un état végétatif depuis le début de l'année 1977.

La mort de Houari Boumédienne (1932-1978) survient le 17 décembre 1978. Rabat Bitat (1925-2000) lui succède automatiquement, mais pour une durée de 45 jours seulement.

De fait, le gouvernement a été réorganisé en avril 1977. Rabat Bitat, officieusement président dans l'ombre, propose à cette époque à Serge Berthier de le transférer au ministère de l'industrie et du pétrole afin de lui confier la supervision de la Société Nationale Pétrolière Algérienne (SONATRACH), le nouveau ministre des transports étant un fidèle de l'un de ses opposants politiques. Serge (Charles) Berthier décline l'offre. La situation politique lui paraît trop incertaine (il vit alors en 1977 protégé par un garde du corps fourni par Rabah Bitat).Les antagonismes personnels entre la faction militaire et la faction civile au sein du gouvernement (à laquelle appartient Rabah Bitat) lui semblent insolubles. Rabat Bitat, qui ne parle que le français, est contre l'arabisation du pays, tandis que le clan des militaires est pour. L'affrontement semble inévitable. Serge Berthier décide donc de quitter l'Algérie avant la tourmente qui va suivre et débouchera plus tard sur une guerre civile. Rabah Bitat sera remplacé par le colonel Chadli Benjedid en février 1979, tout en gardant ses fonctions de président de l'Assemblée nationale. Le champion de la faction civile, l'ancien ministre, Abdel Aziz Bouteflika, quitte l'Algérie. Il ne reviendra qu'en 1998.

Serge Berthier vit alors huit mois en France (1978).

Pendant une courte période, il travaille comme "expert-conseil" pour le compte du GATT (prédécesseur de l'OMC) à Genève, sur divers dossiers africains. Il est ensuite recruté par la société ETPM (Entrepose-GTM pour les travaux pétroliers maritimes) (1978). Il est d'abord nommé Directeur Administratif et Financier pour l'Afrique de l'Ouest er à ce titre, s'installe à Port-Gentil - Gabon. ETPM est la société choisie par ELF pour installer tous ses champs pétroliers situés entre le Nigeria et le Cabinda (Angola). En 1980, Serge Berthier est choisi par ETPM pour développer la nouvelle région Far-East où la société a obtenu le développement de Bombay High (Inde) et de Sarawak (Malaisie). Serge Berthier s'installe à Singapour en 1980 et devient Vice-Président (Legal, Finance and Administration). En 1982, il est muté à Stavanger (Norvège) et devient Vice-Président (Legal, Finance and Administration) de la région Europe.

En 1985, un chasseur de têtes vient le démarcher pour le compte d'un grand groupe français. Il s'agit d'aller en Algérie développer les infrastructures que la Banque Mondiale a financées sur la base des rapports de Serge Berthier publiés entre 1975 et 1978. Après six mois de négociation et un voyage en Algérie, Serge Berthier rejoint le groupe. Il démissionne trois mois plus tard, en désaccord total avec la stratégie de l'entreprise en Algérie.

Pendant un temps, il se consacre à ses livres (1985). Il publie "les voyages extraordinaires de Louis-Moreau Gottschalk, pianiste et aventurier" (Edition Pierre Marcel Favre) qu'il a terminé d'écire en Norvège et devient producteur d'une série radiophonique de huit épisodes de seize heures. La série sera rediffusée sur Radio France et sur Espace 2 en Suisse pendant plusieurs années.

En 1986, il décide de retourner en Asie. Il s'installe à Hong Kong et crée sa société de conseil. Ses clients sont les entreprises cherchant à s'installer en Chine, considérée alors comme un territoire inconnu, mais aussi celles qui ne veulent pas gérer leurs projets en direct. C'est à cette époque qu'il fonde "La Lettre de Hong Kong et de Chine" destinée à expliquer la mentalité chinoise à ses clients. Ses analyses créent énormément de controverses, d'autant plus que, présent à Pékin en juin 1989, il le seul homme d'affaires à juger que l'événement de Tian-an-men est sans conséquence aucune pour l'avenir du pays. Son jugement qui s'avère exact lui amène une nouvelle clientèle dans le milieu diplomatique et gouvernemental et bon nombre d'inimitiés.

En 1995, Serge Berthier fonde une école internationale à Hong Kong, la Lantau International School, dont il est toujours propriétaire.

En 1997, le président chinois Jiang Zemin lui accorde un entretien. C'est une première, le président chinois ne donnant jamais d'entretiens en privé. Cette rencontre facilite le voyage du président Chirac en Chine.

Peu après, Serge Berthier fonde la revue trimestrielle anglophone "Asian Affairs" qui ne publie que des rencontres avec les hommes politiques asiatiques. Elle remplace "La lettre de Hong Kong et de Chine". Pour Asian Affairs, Serge Berthier va alors pendant une quinzaine d'années rencontrer en privé tout le gotha politique de l'Asie, de l'Inde au Japon, de la Chine à l'Indonésie.

Serge Berthier a notamment eu des entretiens avec le président de Chine, le président des Philippines, le premier ministre japonais, le président de la Corée du Sud, le premier ministre de Malaisie, le président du Pakistan, la présidente du Sri-Lanka, le premier ministre de Singapour, le président d'Indonésie, le premier ministre de l'Inde, le roi du Népal (un mois avant son assassinat) et bien d'autres responsables politiques et hommes d'affaires de la région. Il a aussi rencontré les membres du gouvernment iranien à plusieurs reprises et a contribué au premier séminaire politique tenu à Téhéran entre la Chine et l'Iran.

En 1999, la Chine désirant créer un Davos asiatique réunit soixante-cinq experts à Boao (Haïnan). Serge Berthier est l'un de ces experts. En 2001, il devient l'un des membres fondateurs du Boao Forum for Asia.

En 2013, Serge Berthier se retire du monde des affaires.

En 2014, il publie "Le Choc" (Edition Mettis), puis suivront "Vivre à Hong Kong", un portrait de la ville, de son histoire et de ses habitants à travers des entretiens, et un roman "23 ans et 23 jours", tous deux chez Archipel.

Ses nombreuses chroniques politiques ont été publiées dans La Lettre de Hong Kong et de Chine en français et dans Asian Affairs en anglais. Elles sont progressivement mises en ligne sur son site (www.sergeberthier.com).

Serge Berthier écrit indifféremment en anglais ou en français. Il vit désormais entre Hong Kong dont il est un résident permanent, la Thaïlande et la Suisse.

Bienvenue sur le site de Serge Berthier - Ecrivain

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Quand on aura pendant quelque temps traité l’âme humaine avec l’impartialité que l’on met dans les sciences physiques à étudier la matière, on aura fait un pas immense ; c’est le seul moyen à l’humanité de se mettre un peu au-dessus d’elle-même. Elle se considérera alors franchement, purement dans le miroir de ses oeuvres, elle sera comme Dieu, elle se jugera d’en haut.

Gustave Flaubert

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