L'OTAN est-il en Scandinavie?

Le nouveau secrétaire-général de l'OTAN sera norvégien. Il succède à un Danois, Anders Fogh Rasmussen. Les deux partagent le même destin : celui d’être un premier ministre désavoué par les urnes et donc d’avoir perdu le pouvoir. Les Danois avaient viré Rasmussen en 2009, les Norvégiens Stoltenberg en 2013.

Seulement un quart de l’électorat norvégien soutenait le parti politique de Jens Stoltenberg en 2001, lorsqu’ il est devenu ministre pour la première fois. En 2005 ils étaient 32,7%, en 2009 35,4% et en 2013 30,8% des votants (pas des électeurs inscrits).

Président de son parti depuis 2001, il était difficile pour ce pur politicien de prétendre encore en 2014 qu’il avait un futur en Norvège. Le voilà donc recasé à Bruxelles où se trouve le siège de l’OTAN. Bel exemple de ce qui dégoûte aujourd’hui tous les électeurs de tous les pays européens. Le vote est faire la différence entre un candidat et un autre, mais avec le temps, où est-elle ? Barroso, l’ex-premier ministre portugais, lorsque les Portugais en ont été lassés et l’ont contraint à chercher un nouveau métier et de nouvelles breloques, s’est recasé en employé modèle de l’Europe, en allant vivre à Bruxelles avec un salaire largement supérieur à ce que pouvait lui offrir son pays.

Tony Blair, sachant que les carottes étaient cuites en Grande-Bretagne, essaya lui aussi de s’exiler à Bruxelles. Il n’échoua que parce qu’il était trop gourmand. Il voulait s’appeler le président de l’Europe. Barroso se contente d’un titre de commissaire. Chris Patten, l’ancien gouverneur de Hong Kong où il n’était arrivé que parce que les électeurs de sa circonscription (Bath) lui avaient montré la porte, en rêvait. Il finit sur un strapontin parce qu’il avait un peu trop insulté les Chinois. On créa deux postes dans la Commission européenne, un pour lui et un pour quelqu’un pouvant aller en Chine. Il s’en contenta. Son salaire restait non imposable, tout comme à Hong Kong.

A quoi servent nos élections ?

 

Serge Berthier

Le billet d'humeur - 28/03/2014

 

Addendum (19.12.14). Julian Assange vient de révéler (lire http://on.rt.com/04w3hh ) que pour obtenir le poste, le Danemark a accepté la requête de la Turquie, membre de l'Otan, de fermer une chaine de télévision kurde. Ce pays avait mis son véto à la nomination de l'ancien premier ministre tant que la chaine fonctionnait. Hors le gouvernement de Stoltenberg quand il était au pouvoir avait refusé car selon la loi danoise, cette chaine ne présentait aucun problème et malgré une enquête poussée avait été déclarée comme ne faisant aucune propagande terroriste. Comme quoi, quand on veut faire carrière, on est sans état d'âme. Depuis sa nomination, Stoltenberg s'est montré farouchement anti-russe et a fait des déclaration incendiaires sur la Russie afin d'ouvrir la voie à la présence massive de troupes de l'Otan en Lative, Pologne, etc…

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